entre ciel et terre

le ver luisant

le 10/01/2006 à 21h32

Le ver luisant

Un tout petit conte dont on pourra retenir qu’appartenir à la nature, c’est connaître sa juste place.

Nous en avons tous une.



Le ver luisant









Un promeneur pas banal et distrait s’adressa ainsi à un ver luisant :

-  Pour quelles raison ne brilles tu que la nuit et pas le jour ?

Le ver lui fit cette peu banale et lumineuse réponse :

-  Ma vie est dehors, de jour comme de nuit, mais quand le soleil est haut dans le ciel, je ne suis rien.

La princesse

le 31/12/2005 à 17h59
                  Bonne Année 2006!!!!

Il était une fois un prince qui voulait épouser une princesse, mais une vraie princesse. Il fit le tour de la terre pour en trouver une mais il y avait toujours quelque chose qui clochait ; des princesses, il n'en manquait pas, mais étaient-elles de vraies princesses ? C'était difficile à apprécier, toujours une chose ou l'autre ne lui semblait pas parfaite. 

Il rentra chez lui tout triste, il aurait tant voulu avoir une véritable princesse. Un soir par un temps affreux, éclairs et tonnerre, cascades de pluie que c'en était effrayant, on frappa à la porte de la ville et le vieux roi lui-même alla ouvrir. C'était une princesse qui était là, dehors. Mais grands dieux ! de quoi avait-elle l'air dans cette pluie, par ce temps ! L'eau coulait de ses cheveux et de ses vêtements, entrait par la pointe de ses chaussures et ressortait par le talon ... et elle prétendait être une véritable princesse ! - Nous allons bien voir çà, pensait la vieille reine, mais elle ne dit rien. 

Elle alla dans la chambre à coucher, retira toute la literie et mit un petit pois au fond du lit ; elle prit ensuite vingt martelas qu'elle empila sur le petit pois et, par-dessus, elle mit encore vingt édredons en plumes d'eider. C'est là-dessus que la princesse devait coucher cette nuit-là. 

Au matin, on lui demanda comment elle avait dormi. - Affreusement mal, répondit-elle, je n'ai presque pas fermé l'œil de la nuit. Dieu sait ce qu'il y avait dans ce lit. J'étais couché sur quelque chose de si dur que j'en ai des bleus et des noirs sur tout le corps ! C'est terrible ! 

Alors ils reconnurent que c'était une vraie princesse puisque, à travers les vingt matelas et les vingt édredons en plumes d'eider, elle avait senti le petit pois. Une peau aussi sensible ne pouvait être que celle d'une authentique princesse. 

Le prince la prit donc pour femme, sûr maintenant d'avoir une vraie princesse et le petit pois fut exposé dans le cabinet des trésors d'art, où on peut encore le voir si personne ne l'a emporté. Et ceci est une vraie histoire. 

Conte d'Andersen

Les couleurs

le 26/12/2005 à 14h37

Un jour,  les couleurs du monde ont commencé à se quereller…

 

Chacune disait qu’elle était la plus belle…
la plus importante… la plus utile… la favorite!

 

 

Vert  dit :

Je suis définitivement la plus importante.
Je suis le signe de la vie et de l’espoir.
J’ai été choisie par les champs, les arbres et les feuilles. 
Sans moi, les animaux ne vivraient pas.
Regardez un pré de montagne et vous constaterez que je suis majoritaire.

 

 

Bleu  l’interrompt :

Tu ne penses qu’en fonction de la terre mais
considère le ciel et la mer.  C’est l’eau qui est la base de la vie. 
Le ciel offre l’espace, la paix et la sérénité.

 

 

Jaune  riait sous sa cape :

Vous êtes tellement sérieuses vous autres ! 
Moi, j’apporte le rire, la gaieté, la chaleur dans le monde. 
 Le soleil est jaune et les étoiles aussi.
Chaque fois que vous regardez un tournesol, le monde entier se met à rire. 
Sans moi, il n’y aurait pas de plaisir.

 

 

Orange  n’est pas d’accord :

Je suis la santé et la force.  Je suis précieuse parce que j’apporte de la
 vie à l’humanité. Je transporte les plus importantes vitamines. 
 Pensez aux carottes, citrouilles, oranges, mangues et papayes. 
 Je ne suis pas toujours là à l’année, mais quand j’éclaire le ciel à mon lever
et à mon coucher, ma beauté est telle que personne ne pense à aucun d’entre vous.

 

 

Rouge  ne peut s’empêcher de crier :

Je suis la vie de chacun de vous.  Je suis le sang… le sang de votre vie.
  Je suis la couleur du danger ou de la bravoure. 
Je suis toujours prête à me battre pour une bonne cause. 
 Je suis la couleur de la passion et de l’amour.

 

 

Violet se lève de toute sa grandeur. 
Elle est très grande et dit avec grande pompe :

Je suis la couleur royale, la couleur du pouvoir. 
 Les rois, les chefs et les archevêques m’ont toujours choisie parce
que je suis le signe de l’autorité et du pouvoir. 
 Les gens ne me questionnent jamais ! Ils écoutent et obéissent.

 

Indigo se lève à son tour :

Pensez à moi.  Je suis la couleur du silence. 
Vous ne me remarquez pas mais sans moi, vous deviendrez superficielles. 
 Je représente la pensée et la réflexion, la nuit et les eaux profondes. 
Vous avez besoin de moi pour votre équilibre.

Et toutes ces couleurs sont parties, chacune convaincue de leur unique supériorité. 
 Leur querelle est devenue de plus en plus importante avec les jours. 

Soudainement, un éclair apparut et un bruit de roulement tonnerre se fit entendre. 
 La pluie se mit à tomber.  Les couleurs ayant très peur se sont toutes rapprochées
les unes des autres pour se réconforter.

Au milieu de la clameur…

 

Pluie est apparue :

Vous autres, stupides couleurs, vous disputant, chacune essayant de
dominer l’autre…  ne savez-vous donc pas que vous êtes toutes faites
pour un besoin unique et spécial ? 
 Joignez-vous et venez à moi.

Faisant ce qu’on leur demandait, les couleurs se sont réunies.

Pluie a continué à parler :

 

À partir de maintenant, quand il pleuvra, chacune de vous
s’étirera dans le ciel en une demi boucle pour vous rappeler
que vous pouvez vivre dans la paix.

Cet arc-en-ciel sera un signe d’espoir pour demain. 
Et quand une grosse pluie lavera le monde et qu’ensuite
l’arc-en-ciel apparaîtra dans le ciel,
souvenez-vous de vous apprécier l’une et l’autre.

 

 

L’amitié est comme un arc-en-ciel.

Rouge est comme une pomme, tendre jusqu’au noyau.
Orange, comme une flamme qui ne s’éteint pas.
Jaune, comme le soleil qui éclaire votre journée.
Vert, comme les plantes qui ne cessent de grandir.
Bleu, comme l’eau si pure.
Violet, comme une fleur prête à éclore.
Indigo, comme un rêve qui meuble votre cœur.

 

La petite fille aux allumettes

le 20/12/2005 à 11h39
Joyeux Noël

Conte de Noël
Hans Christian Andersen
La Petite Fille aux allumettes

Il faisait terriblement froid  ; il neigeait depuis le matin ; il faisait déjà sombre ; le soir approchait, le soir du dernier jour de l'année. Au milieu des rafales, par ce froid glacial, une pauvre petite fille marchait dans la rue : elle n'avait rien sur la tête, elle était pieds nus.

Lorsqu'elle était sortie de chez elle le matin, elle avait eu de vielles chaussures beaucoup trop grandes pour elle. Aussi les perdit-elle lorsqu'elle eut à se sauver devant une file de voitures ; les voitures passées, elle chercha après ses chaussures ; un méchant gamin s'enfuyait emportant en riant l'une d'elles ; l'autre avait été entièrement écrasée.

Ainsi la malheureuse enfant n'avait plus rien pour abriter ses pauvres petits pieds. Dans son vieux tablier, elle portait des allumettes : elle en tenait à la main un paquet. Mais, ce jour, la veille du nouvel an, tout le monde était affairé ; par cet affreux temps, personne ne s'arrêtait pour considérer l'air suppliant de la petite qui faisait pitié. La journée finissait, et elle n'avait pas encore vendu un seul paquet d'allumettes. Tremblante de froid et de faim, elle se traînait de rue en rue.

Des flocons de neige couvraient sa longue chevelure blonde. De toutes les fenêtres brillaient des lumières : de presque toutes les maisons sortait une délicieuse odeur, celle de l'oie, qu'on rôtissait pour le festin du soir : c'était le Nouvel An. Cela, oui, cela lui faisait arrêter ses pas errants.

Enfin, après avoir une dernière fois offert en vain son paquet d'allumettes, l'enfant aperçoit un recoins entre deux maisons, dont l'une dépassait un peu l'autre. Harassée, elle s'y assied et s'y blottit, tirant à elle ses petits pieds : mais elle grelotte et frissonne encore plus qu'avant et cependant elle n'ose rentrer chez elle. Elle n'y rapporterait pas la plus petite monnaie, et son père la battrait.

L'enfant avait ses petites mains toutes transies. "Si je prenais une allumette, se dit-elle, une seule pour réchauffer mes doigts ?" C'est ce qu'elle fit.

Quelle flamme merveilleuse c'était ! Il sembla tout à coup à la petite fille qu'elle se trouvait devant un grand poêle en fonte, décoré d'ornements en cuivre. La petite allait étendre ses pieds pour les réchauffer, lorsque la petite flamme s'éteignit brusquement : le poêle disparut, et l'enfant restait là, tenant en main un petit morceau de bois à moitié brûlé.

Elle frotta une seconde allumette : la lueur se projetait sur la muraille qui devint transparente. Derrière, la table était mise : elle était couverte d'une belle nappe blanche, sur laquelle brillait une superbe vaisselle de porcelaine. Au milieu, s'étalait une magnifique oie rôtie, entourée de compote de pommes : et voilà que la bête se met en mouvement et, avec un couteau et une fourchette fixés dans sa poitrine, vient se présenter devant la pauvre petite. Et puis plus rien: la flamme s'éteint.

L'enfant prend une troisième allumette, et elle se voit transportée près d'un arbre de Noël, splendide. Sur ses branches vertes, brillaient mille bougies de couleurs: de tous côtés, pendait une foule de merveilles. La petite étendit la main pour saisir la moins belle : l'allumette s'éteint. L'arbre semble monter vers le ciel et ses bougies deviennent des étoiles: il y en a une qui se détache et qui redescend vers la terre, laissant une traînée de feu.

"Voilà quelqu'un qui va mourir" se dit la petite. Sa vieille grand-mère, le seul être qui l'avait aimée et chérie, et qui était morte il n'y avait pas longtemps, lui avait dit que lorsqu'on voit une étoile qui file, d'un autre côté une âme monte vers le paradis. Elle frotta encore une allumette: une grande clarté se répandit et, devant l'enfant, se tenait la vieille grand-mère.

- Grand-mère, s'écria la petite, grand-mère, emmène-moi. Oh ! tu vas me quitter quand l'allumette sera éteinte : tu t'évanouiras comme le poêle si chaud, le superbe rôti d'oie, le splendide arbre de Noël. Reste, je te prie, ou emporte-moi.

Et l'enfant alluma une nouvelle allumette, et puis une autre, et enfin tout le paquet, pour voir la bonne grand-mère le plus longtemps possible. La grand-mère prit la petite dans ses bras et elle la porta bien haut, en un lieu où il n'y avait plus ni de froid, ni de faim, ni de chagrin : c'était devant le trône de Dieu.

Le lendemain matin, cependant, les passants trouvèrent dans l'encoignure le corps de la petite ; ses joues étaient rouges, elle semblait sourire ; elle était morte de froid, pendant la nuit qui avait apporté à tant d'autres des joies et des plaisirs. Elle tenait dans sa petite main, toute raidie, les restes brûlés d'un paquet d'allumettes.

- Quelle idiote ! dit un sans-coeur. Comment a-t-elle pu croire que cela la réchaufferait ? D'autres versèrent des larmes sur l'enfant ; c'est qu'ils ne savaient pas toutes les belles choses qu'elle avait vues pendant la nuit du nouvel an, c'est qu'ils ignoraient que, si elle avait bien souffert, elle goûtait maintenant dans les bras de sa grand-mère le plus doux des bonheurs.

 
 

Noël!!!

le 18/12/2005 à 06h54

LE SAPIN


La coutume de décorer le sapin est née en Égypte. En effet, l'arbre était en réalité une petite pyramide de bois qui imitait les gigantesques pyramides et qui était un symbole culturel.


Un voyageur rapporta cette idée de la terre des pharaons en Europe. Une partie des populations germaniques, scandinaves et russes l'adoptèrent pour célébrer le solstice d'hiver, le retour du soleil et la chaleur dont l'Égypte est le symbole.


Un disque solaire surmontait la pyramide. Plus tard, les arêtes de cette figure géométrique furent garnies de bâtonnets auxquels on mettait le feu. Si le feu atteignait la pyramide, l'année serait non seulement heureuse mais très fructueuse.


Ce fut Martin Luther qui , au dire de certains, remplaça ce simulacre égyptien par le sapin, qui rappelait la pyramide par sa forme. Ses branches toujours vertes pouvaient être, même en plein hiver, un présage de printemps.


Ce sont les luthériens qui eurent l'idée de couvrir l'arbre de petites bougies, pour remplacer les bâtonnets de bois. Ces lumières représentent la vie let la foi.


Voici une des belles légendes qui entourent l'arbre de Noël :


Il était une fois en Allemagne, il y a très longtemps, un bûcheron. En rentrant chez lui, par une d'hiver claire mais glaciale, l'homme fût ébahi par le merveilleux spectacle des étoiles qui brillaient à travers les branches d'un sapin recouvert de neige et de glace.


Pour expliquer à sa femme, la beauté de ce qu'il venait de voir, le bûcheron coupa un petit sapin, l'emporta chez lui, et le couvrit de petites bougies allumées et de rubans.


Les petites bougies ressemblaient aux étoiles qu'il avait vu briller, et les rubans, à la neige et aux glaçons qui pendaient des branches.


Des gens virent l'arbre et s'en émerveillèrent tant, surtout les enfants, que bientôt chaque maison eut son arbre  de Noël.


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