entre ciel et terre

Annabel lee

le 11/12/2005 à 12h39
                         
Annabel Lee

Il y a mainte et mainte année, dans un royaume près de la mer, vivait une jeune fille, que vous pouvez connaître par son nom d'Annabel Lee: et cette jeune fille ne vivait avec aucune autre pensée que d'aimer et d'être aimée de moi.

                                                 

                                   

J'étais un enfant, et elle était un enfant, dans ce royaume près de la mer; mais nous nous aimions d'un amour qui était plus que l'amour, -moi et mon Annabel Lee; d'un amour que les séraphins ailés des cieux convoitaient à elle et à moi.

Et ce fut la raison qu'il y a longtemps, - un vent souffla d'un nuage, glaçant ma belle Annabel Lee; de sorte que ses proches de haute lignée vinrent et me l'enlevèrent, pour l'enfermer dans un sépulcre, en ce royaume près de la mer.

Les anges, pas à moitié si heureux aux cieux, vinrent, nous enviant, elle et moi - Oui! ce fut la raison (comme tous les hommes le savent dans ce royaume près de la mer) pourquoi le vent sortit du nuage la nuit, glaçant et tuant mon Annabel Lee.

                                   

Car la lune jamais ne rayonne sans m'apporter des songes de la belle Annabel Lee; et les étoiles jamais ne se lèvent que je ne sente les yeux brillants de la belle Annabel Lee; et ainsi, toute l'heure de la nuit, je repose à côté de ma chérie, - de ma chérie, - ma vie e tmon épouse, dans ce sépulcre près de la mer, dans sa tombe près de la bruyante mer.

Mais, pour notre amour, il était plus fort de tout un monde que l'amour de ceux plus âgés que nous; - de plusieurs de tout un monde plus sages que nous, - et ni les anges là-haut dans les cieux ni les démons sous la mer ne peuvent jamais disjoindre mon âme de l'âme de la très belle Annabel Lee.

Edgar Poe
 

                                                           

 

Pourquoi cet espace...

le 10/12/2005 à 15h30
Cet espace à était créer pour etre un univers de douceur, mais une "jeune fille", pseudo laissé sur un article, se promenant dans cet espace, loin de s'émerveiller laissa ce commentaire :
"un peu trop catho".
Cet espace se veut de liberté, parle d'endroit imaginaire, de légendes, de contes...il peut y avoir de l'humour et de l'amour, mais certainement pas un endroit religieux, sinon messieurs otez vos chapeaux je vous prie merci, vous parlez de moi? Non j'ai un autre "blog" pour celà, je voulais juste faire rêver, beaucoup de blog noir, avec des poèmes noirs dans ce site, de la magie ? Du rêve ? De la douceur ? Vous n'en voulez pas ? vous préférez le sombre ? la douleur ? Les poignets tranchés ? Du sang ? des histoires à faire peur ?
Saviez vous qu'Edgar poe, que j'ai beaucoup lu dans mon adolescence était un maitre dans l'art...Beaudelaire nous la fait connaitre et n'a retenu de lui que ce coté sombre, alors je vous  ici l'histoire de cet homme aux rêves macabres :

Le Poète aux rêves macabres
Le jeune Edgar, son frère et sa soeur sont très tôt orphelins, leur père, David POE, et leur mère, Elizabeth HOPKINS, emportés tous deux par la tuberculose.

Il part vivre à Richmond, chez M. ALLAN, négociant de tabac, à qui il doit son deuxième prénom. Il passe son enfance dans la vieille Angleterre, à Londres et en Ecosse.

De retour au Etats-Unis, en 1820, POE est un élève brillant de l'Université de Virginie, aussi doué en sport qu'en langues (français, latin, grec). Mais il contracte des dettes de jeu, et son père refuse de l'aider à rembourser d'où une brouille tenace.

Une épouse de 14 ans

En âge de travailler, Edgar refuse d'être employé dans le négoce paternel, et devient poète [il a publié à compte d'auteur le recueil "Tamerlane and Others poems"] et acteur à Boston, puis soldat en 1827.

En février 1829, Mme ALLAN, sa mère adoptive; meurt, alors qu'il est encore sous les drapeaux. Il en est très affecté et se réconcilie provisoirement avec son père.

En 1830, il réussit à publier un poème religieux, "Al Aaraaf", sous son vrai nom.

Il est admis à West Point, mais au bout d'un an, il est expulsé par la cour martiale pour "graves négligences" et "indiscipline".

Sans le sou, POE vit quelques temps chez sa tante, Maria CLEMM, à Baltimore mais il revient en 1835 à Richmond travailler comme critique dans un journal local, The Southern Literary Messenger.

Il se marie avec sa cousine Virginia qui n'a pas encore 14 ans.

POE publie contes et poèmes et collabore comme critique à plusieurs journaux. Ses récits écrits à la première personne, émaillés de nombreux détails et de dates précises passent souvent pour authentiques auprès des lecteurs.
Il commence à abuser de l'alcool pour apaiser ses angoisses et libérer son imagination.
En 1841, il entre au comité de rédaction de Graham's Magazine auquel il donne une impulsion nouvelle : la revue passe de 5500 à 25000
abonnés.

"Le Corbeau"

Cette même année, dans "Meurtre dans la rue morgue" [The Murders in the rue Morgue], il crée "DUPIN", le détective infaillible aux raisonnements froudroyants, qui inspirera des générations d'auteurs, dont sir Arthur Conan DOYLE pour "Sherlock HOLMES".

POE continue d'écrire et de s'enivrer dans les tavernes. En 1843, sa nouvelle "Le Corbeau" [Raven] parait dans plusieurs journaux , établissant sa réputation dans son propre pays et même en Angleterre. En 1844, il est même quelques mois propriétaire de son propre journal à New-York.

Sa femme Virginia soufre de la tuberculose depuis plus d'un an, mais il noue quelques liaisons platoniques avec des admiratrices, en particulier avec Frances OSGOOD, une poétesse qui mourra quatre ans plus tard de la tuberculose pulmonaire.

Les contes qu'il écrit sont de plus en plus sombres. Virginia meurt à New-York en 1847.

L'alcool et l'écriture

POE continue à écrire, à faire des lectures de ses poèmes et des conférences. Sa santé s'altére, il boit de plus en plus, se drogue, sombre dans des crises de désespoir.

On le trouve inanimé dans une rue de Baltimore, le 3 octobre 1849. Il meurt quatre jours plus tard sans avoir repris connaissance.

Auteur primordial, Edgard Allan POE a exercé une influence décisive sur les littératures fantastique et policière. Une partie de son oeuvre a été traduite en français par les poètes BAUDELAIRE et MALLARME.

Bien sur j'ai trouvé ceci sur un site un peu gothique

Un poème un peu sanglant pour la suite ?
A vous de laisser vos réponses...

amour et folie

le 09/12/2005 à 14h46

L'Amour et la Folie

Fable de La Fontaine

Tout est mystère dans l'Amour,
Ses flèches, son Carquois, son Flambeau, son Enfance.
Ce n'est pas l'ouvrage d'un jour
Que d'épuiser cette Science.
Je ne prétends donc point tout expliquer ici.
Mon but est seulement de dire, à ma manière,
Comment l'Aveugle que voici
(C'est un Dieu), comment, dis-je, il perdit la lumière ;
Quelle suite eut ce mal, qui peut-être est un bien ;
J'en fais juge un Amant, et ne décide rien.
La Folie et l'Amour jouaient un jour ensemble.
Celui-ci n'était pas encore privé des yeux.
Une dispute vint : l'Amour veut qu'on assemble
Là-dessus le Conseil des Dieux.
L'autre n'eut pas la patience ;
Elle lui donne un coup si furieux,
Qu'il en perd la clarté des Cieux.
Vénus en demande vengeance.
Femme et mère, il suffit pour juger de ses cris :
Les Dieux en furent étourdis,
Et Jupiter, et Némésis,
Et les Juges d'Enfer, enfin toute la bande.
Elle représenta l'énormité du cas.
Son fils, sans un bâton, ne pouvait faire un pas :
Nulle peine n'était pour ce crime assez grande.
Le dommage devait être aussi réparé.
Quand on eut bien considéré
L'intérêt du Public, celui de la Partie,
Le résultat enfin de la suprême Cour
Fut de condamner la Folie
A servir de guide à l'Amour.

Le chaperon rouge

le 08/12/2005 à 20h36
Bien sur beaucoup d'entre vous connaissent le conte de Charles Perrault " le petit chaperon rouge", je vous le retranscris ici en vieux français avec tout au bas la moralité de l'histoire

Un conte de Charles Perrault

    IL ESTOIT UNE FOIS
    une petite fille de village, la plus jolie qu'on eut sçû voir ; sa mere en estoit folle, et sa mere-grand plus folle encore. Cette bonne femme luy fit faire un petit chaperon rouge, qui lui seïoit si bien que partout on l'appelloit le petit Chaperon rouge.

Un jour, sa mere, ayant cui et fait des galettes, iuy dit :
    « Va voir comme se porte ta mere-grand, car on m'a dit qu'elle estoit malade. Porte-luy une galette et ce petit pot de beurre. »

Le petit Chaperon rouge partit aussi tost pour aller chez sa mere-grand, qui demeuroit dans un autre village. En passant dans un bois, elle rencontra compere le loup, qui eut bien envie de la manger, mais il n'osa, à cause de quelques bûcherons qui estoient dans la forest. II luy demanda où elle alloit. La pauvre enfant, qui ne sçavoit pas qu'il estoit dangereux de s'arrester à écouter un loup, luy dit :
    « Je vais voir ma mere-grand, et luy porter une galette, avec un petit pot de beurre, que ma mere luy envoye.
    — Demeure-t-elle bien loin ? lui dit le Loup.
    — Oh ouy, dit le petit Chaperon rouge : c'est par delà le moulin que vous voyez tout là-bas, à la premiere maison du village.
    — Et bien ! dit le Loup, je veux l'aller voir aussi ; je m'y en vais par ce chemin icy, et toy par ce chemin-là ; et nous verrons qui plûtost y sera. »

Le Loup se mit à courir de toute sa force par le chemin qui estoit le plus court, et la petite fille s'en alla par le chemin le plus long, s'amusant à cueillir des noisettes, à courir après des papillons, et à faire des bouquets des petites fleurs qu'elle rencontroit.

Le Loup ne fut pas long-temps à arriver à la maison de la mere-grand. Il heurte : toc, toc.
    « Qui est là ?
    — C'est vôtre fille, le petit Chaperon rouge (dit le Loup en contrefaisant sa voix), qui vous apporte une galette et un petit pot de beurre, que ma mere vous envoyé. »

La bonne mere-grand, qui estoit dans son lit, à cause qu'elle se trouvoit un peu mal, luy cria :
    « Tire la chevillette, la bobinette cherra. »

Le Loup tira la chevillette, et la porte s'ouvrit. Il se jetta sur la bonne femme, et la devora en moins de rien, car il y avoit plus de trois jours qu'il n'avoit mangé. Ensuite il ferma la porte, et s'alla coucher dans le lit de la mere-grand, en attendant le petit Chaperon rouge, qui, quelque temps après, vint heurter à la porte : toc, toc.
    « Qui est là? »

Le petit Chaperon rouge, qui entendit la grosse voix du Loup, eut peur d'abord, mais, croyant que sa mere-grand étoit enrhumée, répondit :
    « C'est vostre fille, le petit Chaperon rouge, qui vous apporte une galette et un petit pot de beurre, que ma mere vous envoye. »

Le Loup luy cria, en adoucissant un peu sa voix :
    « Tire la chevillette, la bobinette cherra »

Le petit Chaperon rouge tira la chevillette, et la porte s'ouvrit.

Le Loup, la voyant entrer, luy dit en se cachant dans le lit, sous la couverture :
    « Mets la galette et le petit pot de beurre sur la huche, et viens te coucher avec moy. »

Le petit Chaperon rouge se deshabille, et va se mettre dans le lit, où elle fut bien estonnée de voir comment sa mere-grand estoit faite en son deshabillé. Elle luy dit :
    « Ma mere-grand, que vous avez de grands bras !
    — C'est pour mieux t'embrasser, ma fille !
    — Ma mere-grand, que vous avez de grandes jambes !
    — C'est pour mieux courir, mon enfant !
    — Ma mere-grand, que vous avez de grandes oreilles !
    — C'est pour mieux écouter, mon enfant !
    — Ma mere-grand, que vous avez de grands yeux !
    — C'est pour mieux voir, mon enfant !
    — Ma mere-grand, que vous avez de grandes dens !
    — C'est pour te manger ! »

Et, en disant ces mots, ce méchant Loup se jetta sur le petit Chaperon rouge, et la mangea.

MORALITÉ

On voit icy que de jeunes enfans,

Sur tout de jeunes filles,

Belles, bien faites et gentilles,

Font tres-mal d'écouter toute sorte de gens,

Et que ce n'est pas chose étrange

S'il en est tant que le loup mange.

Je dis le loup, car tous les loups

Ne sont pas de la mesme sorte :

II en est d'une humeur accorte,

Sans bruit, sans fiel et sans couroux,

Qui, privez, complaisans et doux,

Suivent les jeunes demoiselles

Jusque dans les maisons, jusque dans les ruelles.

Mais, hélas ! qui ne sçait que ces loups doucereux

De tous les loups sont les plus dangereux !


Le 6 Décembre

le 19/11/2005 à 14h53
L'homme que j'aime étant belge, je me suis interessée à la légende St. Nicolas, cette tradition toujours pérprété dans le Nord de la France, des liens vous conduiront sur d'autres sites...
La légende de Saint Nicolas
 
Depuis le XIIe siècle, on raconte que Saint Nicolas, déguisé, va de maison en maison dans la nuit du 5 au 6 décembre pour demander aux enfants s'ils ont été obéissants. Les enfants sages reçoivent des cadeaux, des friandises et les méchants reçoivent une trique donnée par le compagnon de Saint Nicolas, le Père Fouettard.

Au fil des siècles la légende disparut peu à peu à l'exception d'un épisode conté par Saint Bonaventure au XIIIe siècle. Celle des enfants enlevés, tués, mis au saloir et sauvés par Saint Nicolas qui leur rendit la vie.
C'est la légende la plus marquante sur Saint Nicolas. Elle donna également naissance à une chanson.

Le décor ainsi que certains détails évoluèrent et l'épisode s'adapta progressivement à la région, pour entrer définitivement dans les mémoires lorraines.

Ils étaient trois petits enfants qui s'en allaient glaner aux champs...

La Légende de Saint Nicolas veut que le saint ait ressuscité trois petits enfants qui étaient venus demander l'hospitalité à un boucher. Celui-ci les accueillit et profita de leur sommeil pour les découper en morceaux et les mettre au saloir.
Sept ans plus tard, Saint Nicolas passant par là demande au boucher de lui servir ce petit salé vieux de sept ans.
Terrorisé le boucher prit la fuite et Saint Nicolas fit revenir les enfants à la vie.

La vie et les actes de Saint Nicolas sont entourés de légendes.

Selon l'une d'elles, Saint Nicolas est né au sein d'une famille de riches chrétiens pieux. Après la mort de ses parents, il a tout donné aux pauvres.

Sa générosité est devenue tout particulièrement répandue : un certain père, noble apprauvri, et ses trois filles vivaient autrefois à Patara, et puisque le père s'est endetté, il était sur le point de les vendre comme esclaves afin d'améliorer la situation familiale - dans l'Antiquité, il n'était pas rare que la dot d'une jeune fille serve à subvenir aux besoins de ses parents et de la famille.

Lorsque saint Nicolas l'a appris, il allait, pendant trois nuits consécutives, lui jeter par la fenêtre de la chambre à coucher de l'argent, avec lequel le père avait eu, non seulement de quoi rembourser ses dettes, mais aussi de quoi pourvoir ses trois filles de dots. Le fardeau de la pauvreté ne les menaçant plus, chacune des jeunes filles put alors choisir son destin.

Nicolas de Myre est considéré saint parce qu'il a su voir l'asservissement qui menaçait les trois jeunes filles. Il leur fit don de pièces d'or qui servirent de dot et leur permirent de retrouver la liberté.

Certaines versions de cette histoire racontent que saint Nicolas aurait jeté les pièces d'or par la cheminée. D'autres rapportent qu'il les aurait laissées sur le pas de la porte.

Saint Nicolas a la réputation d'accomplir de nombreux autres miracles.

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